Parfois il faut partir pour aller à la rencontre de soi-même. Il y a certes les voyages immobiles, mais ce n'est souvent que lorsque l'on se frotte au lointain de l'horizon que l'on est à même de mieux éprouver ses propres limites... Partir fournit au voyageur l'occasion d'écrire des histoires dans son histoire et l'inconnu est souvent le plus imaginatif des auteurs...
C'est l'intranquille, comme l'avait imaginé Pessoa, qui est à la source de tout mouvement. Notre manière de voir n'est souvent que le reflet de ce qui nous habite déjà. Le bruissement du monde nous attire quand la rumeur interne se fait moins sourde. Aussi l'impérieux nous arrache aux griffes du quotidien.
Parfois notre fuite en avant émerge d'un choix longuement murit et devenu irrésistible, parfois elle est imposée comme un détour obligé pour contourner un obstacle incontournable... Partir, c'est rarement mettre de la distance, c'est plutôt se rapprocher de ce qui nous était devenu distant.
Ainsi, vous penser échapper à vos problèmes en partant en voyage et ils partiront derrière vous. nous rapelle Stanislaw Ignacy Wttkiewics.
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